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Pastel à l’huile vs pastel sec : ce que ma pratique m’a appris

Le pastel à l’huile et le pastel sec sont souvent confondus. Pourtant, ce sont deux médiums très différents.

On me demande souvent avec quoi je travaille. Ma réponse est toujours un peu longue. J’ai pratiqué les deux, dans cet ordre, et ils n’ont pas grand-chose à voir malgré leur nom.

Voilà mon avis, simplement.

Le pastel à l’huile

C’est par là que j’ai commencé. Mes premiers bâtonnets, c’était du Monte Marte. Pas cher, facile à trouver, et agréable à utiliser. Les couleurs étaient déjà belles.

Le pastel à l’huile, c’est de la couleur mélangée à de l’huile et de la cire. La texture est grasse, presque crémeuse. On peut étaler, fondre, superposer.

C’est un médium très physique. On sent la matière. Les couleurs sont profondes et lumineuses.

Les marques de pastel à l’huile

Avec le temps, je suis passée à Caran d’Ache puis à Sennelier. La différence se voit rapidement. Les pigments sont plus riches et les couleurs plus intenses.

Holbein est souvent cité pour la finesse de ses pigments.

Mungyo est une bonne option pour débuter avec un budget plus léger.

Le diluant

J’ai commencé avec de l’essence de térébenthine. Le résultat est efficace, mais l’odeur était difficile à supporter.

Je suis passée à une essence sans odeur. C’est beaucoup plus agréable au quotidien.

J’utilise aussi parfois de l’huile de jojoba. Le rendu est plus brillant et les fondus sont très doux. Je m’en sers selon l’effet recherché.

Le pastel sec

Je l’ai découvert en utilisant les pastels de mon fils. Rien de professionnel, mais ça m’a suffi pour comprendre que ce médium me plaisait.

Le pastel sec, c’est du pigment presque pur. On travaille sur un papier avec du grain qui accroche la matière.

On pose la couleur, on estompe, on superpose les couches.

Le travail demande plus de patience. Le rendu, lui, est lumineux et très vivant.

Ma technique

Je mouille le pastel sec. La réaction change complètement.

La couleur devient plus intense, plus dense. Le premier passage rappelle l’aquarelle.

Une fois sec, je reviens par-dessus à sec. J’ajoute des couches, je nuance, je construis la lumière progressivement.

C’est cette manière de travailler qui me correspond aujourd’hui.

Les marques de pastel sec

J’utilise surtout Sennelier. Les couleurs sont très riches et la texture est douce. Ça fond facilement sous les doigts.

Rembrandt est plus ferme. Le geste est différent, plus précis.

Unison propose des teintes originales.

Art Spectrum est apprécié pour son rapport qualité-prix.

Mungyo permet de débuter sans trop investir.

La contrainte

Le pastel sec est fragile. Une œuvre terminée doit être protégée.

On l’encadre généralement sous verre pour assurer sa conservation.

Pastel à l’huile ou pastel sec : que choisir ?

Le pastel à l’huile m’a appris à oser. À poser la couleur sans trop réfléchir. C’est un médium généreux.

Le pastel sec m’a appris la nuance. La lumière. La patience.

Aujourd’hui, j’utilise les deux selon l’envie et le sujet.

Si tu débutes, le pastel à l’huile est plus simple à prendre en main. Le pastel sec vient ensuite, quand on cherche plus de finesse.

Et toi ?

Tu travailles avec lequel ?

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